Le secteur maritime est de plus en plus dépendant de la numérisation, de l’automatisation et de l’intégration des opérations. Parmi les principaux avantages de ces changements figurent la réduction des coûts, une durabilité accrue, de nouvelles opportunités de revenus, mais aussi une circonstance unique pour améliorer la sécurité en introduisant de nouvelles solutions technologiques.

Le secteur maritime est de plus en plus dépendant de la numérisation, de l’automatisation et de l’intégration des opérations.
L’approche vers l’entrée sur le marché numérique doit être pragmatique et doit comprendre une compréhension des risques qui l’accompagnent. Le processus pour valider si une organisation aborde les éléments les plus critiques peut être difficile. De plus, dans de nombreux cas, le parcours sécurisé de la transformation numérique déterminera la survie à long terme d’une entreprise.
Une stratégie de numérisation claire alignée sur les objectifs commerciaux doit inclure une approche holistique de la gestion des risques. Pour atteindre cet objectif, il est important de comprendre et de reconnaître les ressources et les capacités au sein de l’organisation et, le cas échéant, de les compléter par des solutions tierces.

Les cyber-risques sont toujours spécifiques à une entreprise individuelle et à l’environnement dans lequel elle opère. La portée peut varier et dépend du paysage des fournisseurs, des partenaires de la chaîne d’approvisionnement, de l’état des systèmes informatiques et OT ainsi que de la durée de vie des navires et de la prise en charge de l’infrastructure à terre.

Au-delà de naviguer en toute sécurité dans un voyage de transformation numérique, l’industrie du transport maritime est confrontée aux nouvelles réglementations en matière de cybersécurité. Un défi complexe qui nécessite une attention particulière.

Un rapport récemment publié par le projet Cyber ​​Risk Management (CyRiM), «Shen attack: Cyber ​​risk in Asia Pacific ports», élabore un scénario de cyberattaque menée sur 15 ports majeurs en Asie. Les chercheurs ont estimé qu’une propagation potentielle du «virus informatique Shen» imaginaire, dans sa variante la plus extrême, pourrait entraîner des pertes pouvant atteindre 110 milliards de dollars.

Thijs Timmerman, Senior Manager Cyber ​​Risk chez KPMG explique: « Ces estimations montrent comment la paralysie d’une attaque sur un nombre relativement limité de ports peut influencer non seulement le secteur maritime lui-même, mais aussi l’économie mondiale. Cela démontre le défi de sécuriser une chaîne d’approvisionnement complexe. et le paysage des services externalisés.  » En outre, il montre la nécessité d’identifier et d’investir dans le développement des compétences et capacités essentielles au sein des organisations maritimes.

KPMG travaille à travers le monde pour aider les organisations maritimes non seulement à essayer de prévenir, mais aussi à détecter et à réagir en cas de cyberincidents. Cela comprend une formation approfondie du personnel et la réalisation de simulations d’incidents à des fins de formation. « L’intégration d’une mentalité de gestion des cyber-risques dans l’industrie n’est plus seulement une option, c’est une nécessité », explique Thijs.

 

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